Accueil Date de création : 16/02/06 Dernière mise à jour : 02/10/08 15:54 / 196 articles publiés
 

critiques

José Gonzales  (critiques) posté le vendredi 07 avril 2006 15:48

Oh la la quelle claque encore une fois, incroyable disque que ce 'Veneer' !!!!!

Pour commencer cet article je voudrais juste dire que l'on peut écrire Gonzales ou Gonzalez (ça peut aider pour faire des recherches sur le net)...

Ce jeune homme de 28 ans né en 1978 à Gothenburg en Suède a, de par ses origines argentines, un style unique et un talent plus qu'impressionnant vu son âge.

Il a vu son enfance baignée par les musiques latino-américaines, mais aussi par le rock américain ou anglais que son père écoutait. Ainsi il se lance dans la guitare classique en jouant à la fois les tubes des Beatles et des standards de la bossa ou du flamenco; ce qui explique son style actuel, mélange des genres si passionnant.

Il signe ensuite chez Peacefrog, le label de Nouvelle Vague par exemple et après quelques singles sort son premier album 'Veneer' en....2003....et oui cet album est passé inaperçu dans un premier temps pour finalement cartonner aux states et en angleterre en 2005 lors de sa réédition. Malheureusement les distributeurs français ont complètement craqués et la France a dû faire sans ce talent...Mais la pub Sony a remis les choses en place !!! En effet la musique de cette pub 'heartbeats' est une reprise de josé gonzales d'un groupe suédois électro pop appelé The Knife. Il a complètement changé cette chanson pour en faire un des plus beaux tubes acoustiques de ces dernières années.

Mais revenons à son album 'Veneer'... Celui-ci met en jeu une voix, une guitare et parfois quelques clappements de mains andaloux. C'est ce subtil et pourtant si simple mélange qui fait la richesse de la musique de José Gonzales.

Son folk d'un autre temps, accompagné d'un chant plein d'assurance et d'émotion, nous transporte ailleurs, si loin de ce monde actuel, et si proche des grands songwriters tels Nick Drake ( sur pink moon), Tim Buckley ou plus proches de notre époque Elliott Smith et Damien Rice.

'Veneer' est alors un album somptueux et tellement prometteur. 11 chansons magnifiques parmi lequelles 'heartbeats', 'Remain', 'Crosses', ou 'Save your day'....

C'est l'Album à ne pas rater en ce début d'année !!!!!

Et pour vous faire une idée de la musique de José Gonzales vous n'avez qu'à vous rendre sur son site www.jose-gonzalez.com

J'attends vos commentaires avec impatience !!!!

  

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The Spinto Band  (critiques) posté le samedi 11 mars 2006 17:04

Comme annoncé il y a quelques jours je vais vous parler de la nouvelle révélation du net, à savoir The Spinto Band. 'Nice and nicely done', titre de leur album, certes un peu présomptueux, s'avère finalement adéquat tant le talent est présent dans ce groupe.

Mais revenons d'abord un peu à l'histoire du Spinto Band. Tout démarre en 1996 à Willington dans le Delaware lorsque Nick Krill découvre dans les affaires de son grand-père guitariste Roy Spinto des carnets très précieux. En effet ceux-ci sont remplis de paroles de chansons que Roy a inventées tout au long de sa vie.

Nick décide alors d'exploiter cette source d'informations pour rendre hommage à son grand-père et crée The Spinto Band. Dans un premier temps le groupe va donc s'attacher à mettre au goût du jour les paroles de Roy puis petit à petit va s'en détacher pour créer ses propres compos.

Le groupe est constitué de Jon Eaton (guitare), Thomas Hughes (basse et chant), Nick Krill (guitare et chant), Joe Hobson (guitare), Sam Hughes (claviers et chant) et Jeff Hobson (batterie). Ils sont tous âgés d'à peu près 19 à 22 ans.

Après 8 ans de vie commune et 7 albums auto-produits, The Spinto Band se révèle au grand public par l'intermédiaire notamment des sites internet. Ils sont déjà comparés aux Flaming lips ou à Pavement.

'Nice and nicely done' commence tranquillement par 'Did I tell you' qui fait un peu penser à Dogs die in hot cars. Puis on enchaine sur le très bon 'Brown boxes', très rythmé et plutôt original.

Puis arrive 'Oh Mandy' qui semble être un mix parfait entre les Arcade fire et les Clap your hands say yeah. La voix est bien posée, les instruments nombreux et la mélodie entêtante, bref sans doute un très bon single...

On enchaine alors jusqu'à 'Crack the Whip' chanson où l'on s'aperçoit que ces jeunes ont vite appris de leurs ainés. Les Strokes revisités ça fait toujours plaisir !!!!

Parfois on semble aussi entendre la folie des Go! team ou la noirceur de the national, mais ici pas de plagiat, tout a été assimilé et est ressorti façon...et bien Spinto Band...

L'album se termine sur une très bonne note. 'Japan is an island' est en effet un deuxième single en puissance, à moins qu'il n'effraie le label du groupe de par son originalité...m'enfin le public a déjà permis par le net à ce groupe de sortir de l'ombre, alors on ne peut pas tout avoir non plus...

Donc en conclusion je dirais que c'est un des bons albums de la rentrée et que le Spinto Band devrait faire parler de lui cette année avec pourquoi pas des concerts lors des festivals cet été !!! Les Arctic monkeys ou autres Clap your hands ne sont déjà plus seuls...

 

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Richard Swift  (critiques) posté le dimanche 05 mars 2006 23:15

Et bien la voilà la découverte hallucinante de ce début d'année 2006 !!! Après avoir acheté le magazine Newcomer et vu qu'ils parlaient de Richard Swift, je n'ai pu m'empêcher d'aller écouter le somptueux double album 'The collected works of Richard Swift vol.1: The Novelist/Walking without effort'. Cet album sorti en 2005 regroupe ses deux premiers minis LPs.

Et quelle claque !!!! Ce songwriter âgé d'une trentaine d'années, élevé dans une ferme du Minnesota avant de bouger en Californie, semble tout droit sorti d'un autre temps... Sa pop intimiste et poétique n'a nul pareil même si l'artiste est souvent comparé à Ed Harcourt, Rufus Wainwright, Andrew Bird, Sufjan Stevens ou autres Bob Dylan.

Ce double album commence par 'The Novelist', véritable recueil de chansons calmes empreintes de l'atmosphère des années 30.

'Foreward', l'instru initiale, se termine d'ailleurs par un rythme qui n'est pas sans rappeler le ragtime (musique précurseur, avec le blues, du jazz).

Puis la voix anachronique de Richard Swift fait son apparition...un délice !!! le début du 20ième siècle ne semble plus si loin....

Mais on peut aussi entendre dans sa voix des sonorités à la Damon Albarn, chanteur de Blur et Gorillaz, comme sur le sublime et très efficace 'Lovely night', où la voix de Richard semble jouer avec des rythmes très Charleston.

Puis on enchaine sur une autre chanson qui nous rappelle les vieux films américains. Comme si on avait fouillé dans un vieux grenier et trouvé un mystérieux vinyle au nom non moins mystérieux 'Sadsong St'. Le fait que Richard ait enregistré cet album sur un vieux 4 pistes ne fait que renforcer cette impression. Magique....

Le très beau 'Blues for mother', instrumentale délicate, vous replongera à coup sûr dans votre enfance, celle des boites à musique au son si particulier, avant que la voix de Richard ne se fasse plus grave sur 'the novelist'.

Une autre instru mystérieuse laisse ensuite la parole au 'I should have been home more' qui conclue 20 minutes de pur bonheur.

Puis on enchaine sur le deuxième album, 'Walking without effort', un peu plus long (30 minutes) mais au combien différent. La guitare folk et ses rythmes doux se fait plus pressante et on peut alors rapprocher la pop de Richard Swift de celles des Married Monk ou Laura Veirs.

Après une nouvelle instru qui pose l'ambiance de ce deuxième album, on enchaine sur le superbe 'Half lit'.

Les refrains entêtants se suivent ensuite jusqu'au somptueux 'Mexico(1977)' où l'harmonica vient se mêler à la poésie ambiante...

Puis 'Losing sleep' semble tout d'abord revisiter les Beatles avant de finalement s'en éloigner, et nous voilà déjà à la fin de l'album....

Pour ma part j'ai quand même largement préféré l'originalité si intemporelle du premier album à la pop plus légère du deuxième.

Enfin on peut aussi mentionner que ce double album est sorti sur le label Secretly Canadian ( label d'Antony and the Johnsons par exemple) et qu'un nouvel album 'Dressed up for the let down' devrait voir le jour en Avril.

Et puis pour les amoureux de concerts il paraitrait que Richard Swift est plutôt très bon sur scène. Alors n'hésitez pas à sortir de chez vous si la poésie de l'artiste frappe à votre porte !!!

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Exsonvaldes  (critiques) posté le jeudi 02 mars 2006 17:14

Le 12 novembre 2004 le Vauban, petite salle de concerts à Brest, fut le théâtre d'un très bon show. En effet ce soir là j'étais allé avec des amis voir Overhead, et je ne connaissais rien aux petits jeunes qui faisaient la première partie. Exsonvaldes ? à part une grande catastrophe ça ne me disait vraiment rien... Et là énorme surprise: un super groupe de jeunes parisiens qui te font immédiatement penser à Radiohead ou Chokebore, un grand moment...

Le groupe se compose d'Antoine (guitare,chant,violoncelle,piano), Guillaume (basse), Martin (batterie,claviers), et Simon (chant,guitare). Fans de Troy von Balthazar et de Nirvana, ils créent leur groupe en 1999. ils sortent un premier EP 'Sons/Silences' en 2001, puis un deuxième 'Someday if I want to' en 2002. Ils sont vite repérés et font alors les premières parties de groupes comme Girls in Hawaï, Chokebore, Ghinzu ou Autour de Lucie...

Ils signent sur le label Noise Digger et sortent leur premier album 'Time we spent together' en mai 2004. Celui-ci est marqué par un sens mélodique très développé.

L'album commence par 'I don't want to drive' où une voix susurrée se pose sur un riff entêtant avant qu'une belle ligne mélodique fasse son apparition. La voix change alors et on rentre vraiment dans l'atmosphère de l'album.

Les paroles, en anglais, sont plutôt simples et restent donc bien en tête. Les refrains électriques se font l'écho de passages plus posés et dynamisent la pop délicate et empreinte de mélancolie du groupe.

L'album enchaine alors sur le très bon 'Going away' où l'on se dit que ce groupe français n'a rien à envier aux groupes indé belges.

'Time goes by' nous rappelle un peu les meilleurs moments de Grandaddy, alors que 'Latest' aurait pu figurer sur 'Sumday'.

Ce qui fait la force de cet album c'est que toutes les chansons sont du même niveau, des tubes potentiels qui s'enchainent sans temps mort. Le sublime 'All along' ne fait que confirmer cette impression...

Sur 'Your pictures' on sent l'influence de Troy et des Chokebore, influence que le groupe met d'ailleurs en avant dans ses propos.

Le refrain de 'Sometimes you don't understand' risque de vous rester en tête un bon moment... attention la musique d'Exsonvaldes est contagieuse !!!

L'album se finit d'ailleurs par une chanson bonus cachée, reprise au piano du refrain de 'Sometimes you don't understand': it's not because you don't understand that it doesn't mean a thing.....

Pour conclure je voulais dire que je conseille vivement l'album 'Time we spent together', l'un des tous meilleurs de l'année 2004 pour moi...12 très bons morceaux pour un album calme à écouter en rêvant.

Il est à noter que le groupe consacre d'ailleurs l'année 2006 à la préparation d'un nouvel album. Espérons que le deuxième essai sera aussi réussi que le premier !!!

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Sébastien Schüller  (critiques) posté le samedi 25 février 2006 16:21

Automne 2002, l'hiver arrive et avec lui sa vague de froid, mais pourtant un tube va venir réchauffer le climat. Ce tube c'est 'Weeping willow', révélation mélancolique, meilleure chanson de l'année pour magic, et malgré ce titre il ne s'agit pas d'un nouveau groupe anglais...et non il s'agit bien d'un ptit gars bien de chez nous !!!

En effet Sébastien Schüller, trentenaire originaire des Yvelines (tout comme Air), est sans doute l'un des plus doué de sa génération même s'il n'est pas encore connu du grand public. Percussionniste de formation classique, il va au fil des ans se transformer en multi-instrumentiste. En effet Sébastien Schüller appartient à cette nouvelle génération, celle qui passe son temps chez elle à jouer de tous les instruments et à s'enregistrer dans sa chambre. La génération 'home studio' diront certains...

Ce qui est sûr c'est que Sébastien Schüller se dit fortement influencé par le son des années 70 et des artistes comme les Beatles, Brian Wilson des Beach Boys, Radiohead ou Portishead. Il a également beaucoup d'affinités avec un autre français, Syd matters.

On pourrait alors qualifier la musique de Sébastien Schüller de pop vacillant entre acoustique et électro. Les textes (souvent en anglais) sont ici secondaires, voire parfois inexistants, afin de mieux mettre en avant la mélodie. L'artiste donne plus à voir qu'à entendre finalement. Lui-même se dit plus influencé par le cinéma que par certains groupes: " Twin Peaks a eu un impact considérable, Dead Man de Jarmush avec la musique de Neil Young aussi...". Il est d'ailleurs à noter qu'il vient juste de terminer la musique du film 'Un jour d'été' qui est sélectionné au festival du film de Rotterdam, pas étonnant tant sa musique semble empreinte de rêves mélancoliques...

Mais je m'égare...je voulais en effet vous parler de son premier album 'Happiness'. Sorti en février 2005, il sera tout de suite album du mois dans magic, puis pour beaucoup album de l'année devant des groupes comme Arcade fire, Gorillaz, Bloc party ou autres Franz Ferdinand.... Cet album est en effet génial !!! Vacillant continuellement entre poésie, rêve et mélancolie, bien aidé par la voix éthérée de l'artiste, on finit son écoute par la sensation d'avoir partagé un moment irréel avec son auteur.

La première chanson '1978' est une instru qui permet de plonger dans le monde de Sébastien Schüller. S'en suit le tube précurseur de l'album 'Weeping willow', magique. Puis le 'Sleeping song' n'a rien à envier aux mélodies électro des Notwist.

Notre voyage merveilleux au pays des rêves de Sébastien Schüller se poursuit jusqu'à une nouvelle instru 'Where we had never gone', simple pause ou relance mélodique ? à vous de voir...

Puis l'album enchaine sur le somptueux 'Tears coming home', où la voix de l'artiste reprend son rôle, celui d'un instrument qui participe à l'équilibre fragile de l'édifice mélodique.

La chanson suivante 'Edward's hand' est un hommage à Tim Burton et nous ouvre les yeux : "comment ne l'avais-je pas pensé plus tôt ? mais oui biensûr c'est ça quelle ressemblance ! deux mondes différents mais pourtant si proches...".

'Donkey boy' pourrait avoir figuré sur 'ok computer', tout comme 'Alone you walk' qui met en avant une touche acoustique intéressante et de bon augure pour les concerts !!!

L'album se termine sur une instru électro, clin d'oeil à l'ouverture de l'album...

En conclusion je dirais que cet album est vraiment particulier car il est celui d'un homme qui nous fait partager, ou en tout cas nous ouvre une fenêtre sur son monde intérieur. J'ai vraiment hâte au prochain album; peut-être aura t'on le droit de regarder par la porte-fenêtre...

ps: pour les bretons, Sébastien Schüller sera en concert au Coatélan ( petite salle à coté de morlaix) le 18 mars ( mais je n'aurais peut-être pas dû dire ça vu le nombre de places disponibles....).

 

 

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