Accueil Date de création : 16/02/06 Dernière mise à jour : 02/10/08 15:54 / 196 articles publiés
 

critiques

Peter Pan  (critiques) posté le vendredi 10 novembre 2006 16:07




Il fut un temps où mon 'nouveau chroniqueur' avait fondé son groupe de musique, qu'il appela Peter Pan. Avec pour unique instrument sa guitare, il me fit trembler par ses mélodies épurées, ses riffs simplistes et pourtant si justes et si touchants. Le mélange de sa voix avec celle d'une autre amie me semblait parfait. La vie était belle, nous étions jeunes, les soirées enfumées à Recouvrance s'enchainaient devant la console en écoutant les Strokes, les Notwist ou autres Zoot woman... Les découvertes des nouveaux morceaux de Peter Pan étaient toujours un moment de partage apprécié et qui plus de 5 ans après sont toujours dans ma mémoire. Aujourd'hui l'ambiance à Brest est toujours la même, les soirées toujours aussi réussies, les amitiés toujours aussi fortes, mais Peter Pan n'est plus....Seuls restent quelques morceaux gravés sur des vieux cds qui trainent dans nos armoires et surtout la magie de ce passé si présent dans nos vies...

Je vous mets donc quelques morceaux de ce groupe, morceaux qui furent enregistrés en studio avec quelques musiciens à Toulouse.
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Ys- Joanna Newsom  (critiques) posté le vendredi 10 novembre 2006 14:48

Mesdames et messieurs j'ai l'honneur de vous présenter un nouveau chroniqueur sur ce blog !!! En effet un de mes amis étant fan du dernier album de Joanna Newsom je lui ai laissé une petite place... changement de style certain mais le fond lui ne change pas, je n'aurais pas trouvé de mots plus juste pour décrire ce formidable album. So let's go....


Il y a deux ans paraissait le premier album de Joanna Newsom – « The milk-eyed mender » – qui fut rapidement rangé au rayon néo-folk de la musique « indépendante ». Il n’y avait là rien de choquant puisque cette jeune américaine écrivait alors des comptines pop, soutenues par une voix immédiatement reconnaissable, que tout chroniqueur musical aura qualifié de voix d’enfant. Seule différence notable avec ses compères du néo-folk : pas de guitare, pas de cithare, pas de piano, pas de tambour ni de batterie chez Joanna Newsom, mais le plus souvent juste une harpe à l’origine de ses compositions.

On attendait son deuxième album pour confirmer cette bonne première impression. Et c’est là que nous avions mésestimé la jeune fille. A seulement 24 ans, après seulement un album, Joanna Newsom fait preuve d’un culot incroyable. « Ys » n’entre plus dans le cadre du néo-folk, pas plus que dans un autre. La construction des cinq chansons – contes, serait-on tenté de dire – qui constituent cet album rappelle l’opéra, leur instrumentation nous fait penser à la musique (fantasmée) des troubadours, les mélodies sont à la fois complexes et immédiates.

Alors bien sûr, vous ne mettrez pas ce disque pour combler les blancs d’une conversation entre amis. Vous ne l’offrirez pas à vos potes fan de Public Ennemi. Vous l’éloignerez le plus possible de Razorlight dans votre discothèque. Mais quel plaisir vous trouverez à l’écouter en couple, seul, ou avec quelques amis passionnés et désabusés par le formatage actuel de ce que l’on nomme pop ou rock « indépendant ». Car cet album n’est pas seulement le meilleur palliatif à la médiocrité musicale de 2006, mais montre que les artistes sont encore capables d’une créativité débordante. Joanna Newsom vient d’écrire l’album le plus ambitieux et le plus frissonnant de l’année. Mais vous ne l’entendrez pas à la radio. Vous ne l’entendrez peut-être même jamais. Ce serait dommage.

 

Je rajoute un petit lien vers un site super bien fait sur Joanna Newsom


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Cibelle  (critiques) posté le samedi 23 septembre 2006 13:19

Alors que son deuxième album " The shine of dried electric leaves ", sorti en avril 2006, fait un carton, revenons sur la trajectoire de Cibelle, cette artiste brésilienne hors normes.

Repérée toute jeune dans son Brésil natal, elle fut tout d'abord mannequin, puis actrice dans des spots publicitaires ou des films avant de se mettre à chanter dans les bars de Sao Paulo lors de Jam sessions.
Au cours de l'un de ces concerts improvisés elle fait la rencontre de Suba, producteur qui dans les années 90, révolutionne la musique brésilienne en lui apportant une touche électro sur " Sao Paulo confessions ", disque sur lequel on retrouve la voix de Cibelle....

Le premier album éponyme de la jeune brésilienne voit le jour en 2003. Il fait de Cibelle, agée alors de 25 ans, l'artiste en vogue de cette nouvelle scène électro-brésilienne. Il est d'ailleurs à noter que cet album fut mixé à Londres par Chris Harrisson et Pete Norris (Morcheeba).

Puis en 2006, après 18 mois de travail acharné (Cibelle compose et écrit la plupart de ses chansons) entre Londres (où elle habite) et Sao Paulo (sa ville d'origine), elle sort son deuxième album. Pour celui-ci elle s'est entourée du mixer parisien Yann Arnaud (Air, Sébastien Schüller), Seu Jorge, Devendra Banhart et Spleen....rien que ça !!!!!

La première chanson, Green gras, reprise de Tom Waits, est un vrai bijou sur lequel la voix aigüe de Cibelle vient s'unir à l'originalité d'un bandolino.... un vrai délice, un dépaysement, le début d'un voyage vers un autre monde, celui d'un brésil moderne, fabuleux.

Tirant son inspiration à la fois de la bossa-nova, du blues, du folk, du jazz, de la pop ou de l'électro, Cibelle surprend par sa maturité et son originalité.

"London, London", avec Devendra Banhart, reprise de Veloso, grand chanteur brésilien qui écrivit cette chanson dans les années 70 lors de son exil forcé à Londres, prend ici un sens nouveau, clin d'oeil à l'exil volontaire de Cibelle à Londres.

Spleen, le collaborateur entre autres de Cocorosie, rejoint notre douce brésilienne sur "Mad man song", chanson où tous les sons ont été fabriqué par les 2 artistes s'aidant de leurs voix et de divers ustensiles de cuisine (cuillères, tasses, café, sucre etc...).

Seu Jorge pose lui sa voix suave sur "Arrête là, Menina".

En conclusion je dirais que cet album aux arrangements électro-acoustiques sensuels est une invitation à un voyage poétique... à déguster sans retenue ni arrière pensées.... un délice...
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Joan as police woman  (critiques) posté le jeudi 31 août 2006 21:20

Originaire de New York, Joan Wasser a tout d'abord fait partie de groupes rock indé pas très connus tels The Dambbuilders, Mind science of the mind, Those bastard souls, ou Black Beetle, groupe qu'elle fonda en 1997 à la mort de son petit ami Jeff Buckley !!!

Mais c'est en tant que violoniste qu'elle va se faire connaitre, d'abord comme l'une des Johnsons d'Antony, puis en tant que musicienne de Rufus Wainwright. Elle a également joué avec Elton John (ça ça ne rassure pas), Nick Cave, Scissor Sisters, Lou Reed, Sheryl Crow, Adam Green ou Sparklehorse ( ça c'est mieux !! :-) ).

Elle vient donc de sortir son premier album solo, intitulé 'Real life'. Album indie aux sonorités soul et folk, ce cd ne laisse pas de marbre...

Le premier extrait qui donne son nom à l'album est magnifique. Puis on enchaine sur 'Eternal flame' où l'on peut reconnaitre la voix de Joseph Arthur; le très réussi 'the ride' fait penser au dernier album de Cat power par certains aspects souls; puis arrive 'I defy' sur lequel Antony est venu prêter sa voix: une chanson formidable où l'on retrouve toute la magie du dernier album d'Antony and the Johnsons...

Les chansons toutes très introspectives continuent à s'enchainer démontrant pour notre plus grand bonheur que même non accompagnée par ses amis Joan est capable de nous enchanter par sa voix sublime à rapprocher de sa compatriote Chan Marshall.


Pour finir je voudrais mentionner que son site internet est vraiment super bien fait : http://www.joanaspolicewoman.com
avec de nombreuses chansons, vidéos, paroles, photos etc etc...

Il y a également le site myspace pour se faire une petite idée
http://www.myspace.com/joanaspolicewoman

voila bonne écoute et dites moi ce que vous en pensez !!!
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Dillinger Girl and Baby Face Nelson  (critiques) posté le jeudi 31 août 2006 19:43

Helena Noguerra est protégée par les dieux, c'est sûr !!! Mannequin dès l'âge de 15 ans, puis comédienne, présentatrice télé, écrivaine renommée, et surtout chanteuse (depuis 15 ans), la demie soeur de Lio qui sort avec Katerine (elle apparait d'ailleurs dans Peau de Cochon) a tout d'une grande....
Après plusieurs albums solo très réussis et plus que bien accueillis par la critique et le public, sa rencontre avec Federico Pellegrini (ex guitariste des Little Rabbits) va aboutir sur un album magnifique, intitulé 'Bang'.

Mais revenons sur le nom de ce duo... John Dillinger fut un gagnster légendaire arrêté à Tucson en 1934 alors que Baby face nelson fut lui aussi un autre gangster américain. Les 2 francais ont ainsi choisi un nom de groupe qui les rapproche de Bonnie and Clyde et nous plonge tout de suite dans l'atmosphère de l'album.

En effet celui-ci se compose de 14 chansons empreintes d'influences country, rock et jazz, qui nous plongent dans la vie d'un couple de gangsters sillonnant l'Amérique. Enregistré à Tucson, Arizona, à l'aide d'une simple guitare folk (décidément c'est quand même bien sympa la simplicité) et des voix d'helena et de federico, ce disque est à la fois mélancolique ( de part sa musique) et léger (de part le chant).

C'est un disque dépouillé (un seul instrument comme je l'ai déjà mentionné) mais pourtant très riche et très varié.
On pense alors bien entendu au duo formé par Nancy Sinatra et Lee Hazlewood; les 2 voix semblent sorties d'une autre époque, s'écoutant, s'interpelant, se répondant, s'admirant, se détestant, s'alliant ou jouant à cache cache...

En conclusion je dirais que c'est un disque unique, empreint de rêves, d'une atmosphère cotonneuse et irréelle qui vous fera passer de bon moments.

Les 14 chansons valent le coup, alors n'hésitez pas....

pour un petit aperçu  http://www.myspace.com/dillingergirlandbabyfacenelson




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