Accueil Date de création : 16/02/06 Dernière mise à jour : 02/10/08 15:54 / 196 articles publiés
 

critiques

23, revoilà les Blonde redhead....  (critiques) posté le lundi 16 avril 2007 16:53


 

 

Il y a 3 ans je découvrais les Blonde redhead avec leur sublime album de pop lyrique ' Misery is a butterfly', titre qui pourrait être celui du monde dans lequel semblent évoluer la chanteuse Kazu Makino et ses deux amis jumeaux Simone et Amedeo Pace.

 

Aujourd'hui ils reviennent avec l'album '23' qui, toujours dans cette lignée pop intemporelle et céleste, confirme l'immense talent de ce groupe indé new-yorkais.

 

 

Mais revenons un peu en arrière... il me semble important voire primordial de savoir que les blonde redhead se sont rencontrés au début des années 90, qu'ils ont choisi leur nom d'après une chanson du groupe culte no-wave new-yorkais DNA, et que repérés par le batteur des sonic youth ils enregistrent leurs 2 premiers albums "blonde redhead" et "La mia vita violenta" en 94 et 95 sur le label de celui-ci.... Fortement comparés alors à sonic youth, leur musique est faite de disssonnances et d'expérimentations sonores et les 2 albums qui suivront, "fake can be just as good" en 97 et "in an expression of the inexplicable" en 98, confirmeront le côté noisy et underground du groupe.

 

Cependant, en 2000, les Blonde Redhead vont se détacher de l'influence sonic youth pour mettre en exergue leur aspect pop. Porté par la voix étrange et plus assurée de Kazu Makino et par des riffs hyper mélodiques de guitares ainsi que des rythmes de batteries très marqués, le cinquième album "Melody of certain damaged lemons" est un vrai tournant artistique pour le groupe qui devient alors réellement envoûtant...

 

 

L'album "Misery is a butterfly" sort en 2004 sur le label mythique 4AD (Pixies, Breeders, Dead can dance, Cocteau twins, et autres Red house painters...) et confirme l'originalité et le talent d'un groupe qui semble repousser les frontières de notre monde pour mieux nous plonger dans un état semi-commateux entre rêverie et euphorie.

 

Le nouvel album "23" ne vous décevra pas puisqu'il reprend le chemin du rêve là où notre poétique trio l'avait laissé en 2004, à savoir quelque part au milieu de nul part, au fin fond de contrées imaginaires où les personnages pourraient s'appeler joanna newsom, björk ou sébastien schüller... à rêver sans modération !!!

 

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Nevermind  (critiques) posté le mercredi 04 avril 2007 03:07

 

Pour ce 100ième billet je ne pouvais que parler de 'Nevermind'.... Cet album qui fut mon premier, acheté par hasard en cassette en 1992, accompagna mes trajets pour me rendre au collège tous les jours.... Il lança le début d'une longue liste d'achats, il façonna à jamais mes goûts musicaux, et surtout il resta et restera encore dans ma tête toute ma vie. Alors j'ai longtemps hésité sur comment présenter 'Nevermind' et puis je me suis dit que les chiffres on s'en fichait, que de savoir si oui ou non Kurt détestait le côté commercial de l'album on en avait rien à foutre, de retracer la vie de Nirvana en parlant de l'importance de Bleach ou de l'arrivée de Dave Grohl dans le groupe ne changerait rien, de parler des morceaux finalement non retenus pour cet album non plus, et j'ai donc décidé que la meilleure façon pour moi de faire partager l'album qui a à jamais marqué mon adolescence était de vous laisser écouter tout l'album........ Voila c'est tout, c'est simple, c'est brut, mais comme la musique de Nirvana qui pourtant nous prenait ( et nous prend encore) aux tripes....ça ne s'explique pas, ça s'écoute et ça se vie !!!!

 












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Marissa Nadler  (critiques) posté le vendredi 22 décembre 2006 20:39

 

Chanteuse folk américaine mais également artiste peintre, Marissa Nadler est née le 5 avril 1981 à Washington D.C avant de passer son enfance dans une petite ville du Massachussetts. Elevée dans une famille d'artistes très underground elle commence la guitare et l'écriture à 14 ans en audodidacte. Puis c'est au moment où elle étudie la peinture à la Rhode Island School of Design qu'elle se lance pleinement dans la musique.

Son premier album, que je viens de découvrir, "Ballads of living and dying" sort sur Ellipse Records en 2004 et est tout de suite acclamé par la critique ( " a landscape you may want to get lost in for one decade or two"). Composé de ballades mystérieuses emplies de mélancolie, de poésie, et mettant en scène des personnages vivant dans un monde idéal et imaginaire, cet album est marqué par le dépouillement des chansons. Une 12-cordes acoustique et sa voix aérienne, irréelle, voila la magie de Marissa qui vous entraine dans des profondeurs de solitude. Rajoutez quelques banjos, ukulélés, flûtes traditionnelles, et autres harpes et vous aurez la recette. Biensûr ce disque ne vous fera pas bouger au nouvel an, mais une fois tous vos amis repartis vous le ressortirez à coup sûr !!!



La voix de Marissa Nadler est comparée à celles de Hope Sandoval, Vashti Bunyan ou Kate Bush; pour ma part elle me fait penser à une Joan Baez des grands jours, en plus éthérée...Elle se dit influencée par Leonard Cohen, Nina Simone et Joni Mitchell pour l'écriture et ça s'entend...

Son deuxième album, "The saga of Mayflower May" sorti en juillet 2005, fut également très bien reçu par les critiques. Pour ma part je vais m'empresser de le trouver; des chansons sont d'ailleurs disponibles sur son site ainsi que sur son myspace.



Son troisième album est prévu pour le 12 février 2007 et sortira sur le label Peacefrog records (José Gonzales, Nouvelle Vague). Intitulé "Songs III: Bird on the water", il est produit par Greg Weeks du groupe Espers... La musique de Marissa est bien à rapprocher du courant new folk américain, aux côtés des Devendra Banhart, Cocorosie, Espers, ou autres Joanna Newsom....

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Alamo Race Track  (critiques) posté le samedi 09 décembre 2006 17:41



Quatuor hollandais dont on connait peu de choses ( c'est pas leur site internet qui aide beaucoup...), les Alamo Race Track viennent pourtant de sortir un album très complet, sans aucun doute l'un des tous meilleurs de cette année 2006.

 

Après un premier LP, "Birds at home", sorti en septembre 2003, ce groupe mené par le charismatique Ralph Mulder au songwriting indéniable, a enchainé les concerts avec des prestations remarquées, particulièrement lors de festivals comme à Austin au Texas ou à St Malo lors de la Route du Rock 2005.

 

Ils nous reviennent aujourd'hui avec "Black Cat John Brown" album sorti en octobre dernier, toujours sur la label indé Fargo.
Marquée par un son lourd à la Joy division parfois ou plus folk sur d'autres chansons, l'atmosphère de l'album est particulière, bien différente de la musique des groupes rocks actuels. Les choeurs de leur amie Hulya Kilicaslan viennent renforcer cette impression d'originalité qui ressort de ce très bon album.

 



Le groupe est composé de Léonard Lucieer à la guitare, Ralph Mulder au chant et à la guitare, Guy Bours à la batterie et........... et si vous trouvez le quatrième je suis preneur.... car comme je le disais il s'avère très difficile de trouver des infos sur ce groupe...

 

 

Mais revenons à "Black Cat John Brown". Commençant par le single qui donne son nom à l'album, et qui a fait connaître le groupe  via you tube, nous voila immédiatement plongés dans l'atmosphère du groupe d'Amsterdam marquée par la richesse des sons, par une pop raffinée, recherchée, qui mérite largement de trouver une belle place parmi les groupes indés.
 

 



Puis l'on enchaine sur  "Don't beat this dog", qui pour ma part, fera sans doute partie de ma playlist de l'année 2006. Un refrain ravageur où la voix aérienne D'Hulya prend le pas sur la voix plus ténébreuse de Ralph.

 

Puis vient "Stanley vs Hannah" et là on commence à se dire que 3 bonnes chansons d'affilée, ça sent le groupe qui veut attirer les gens en plaçant les meilleures chansons d'entrée... Mais le rythme de l'album ne va pas baisser: "Kiss me bar" nous rappelle les meilleurs momens d'Architecture in Helsinki ou des Go team mais en plus calme, "the northern territory" toujours aussi travaillé est encore un single en puissance, "My heart" nous permet de nous poser un peu plus par un savoureux mélange entre folk suave et riffs interpolesques, sur "on the beach" on retrouve l'ambiance de Sparklehorse ou Pavement, puis l'on repart sur "lee j. cobb is screaming a lot" où le style raffiné du groupe s'affirme encore plus, les 3 chansons de la fin peut-être un peu plus dans le style beattles ne viennent que confirmer l'immense talent d'Alamo Race Track.

 

Un album de 12 chansons toutes plus belles et plus entêtantes les unes que les autres qui je l'espère permettra à ce jeune groupe d'avoir la reconnaissance qu'il mérite.

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Giant Drag  (critiques) posté le lundi 27 novembre 2006 16:53

Duo originaire de Los Angeles, Giant Drag va vous replonger dans les années grunge... Composé de Annie Hardy, leader du groupe, qui écrit, chante et joue de la guitare, et de Micah Calabrese qui joue simultanément de la batterie et du clavier, le groupe avait tout d'abord sorti un EP en 2005, intitulé "Lemona".

Et voici qu'en 2006 vient de sortir le LP "Hearts and Unicorns". Dès les premiers titres, je dirais même dès les premiers riffs, on pense aux Breeders, aux débuts de la grande P.J Harvey, à My Bloody Valentine, aux Pixies, aux Cardigans, ou autres Nirvana. Pour les fans de grunge, punk, rock péchu, il devient vite clair que cet album est un très bon cru...

Mais, me direz-vous, ce groupe ne nous touche t'il pas seulement car il nous rappelle justement cette époque passée ? Et bien à cette question je répondrais de façon catégorique : NON NON NON !!!!! Biensûr à la première écoute on peut se demander si Giant Drag n'a pas juste mélangé toutes ses influences grunge pour écrire cet album, mais au bout de quelques écoutes il devient évident qu'il y a quelque chose de plus sur "Hearts and Unicorns". Giant Drag laisse alors entrevoir ce que pourrait être le style d'un deuxième album un peu plus détaché des années 90....

Bref pour ma part, je pense que l'on entendra encore parler de ce jeune groupe qui est le premier depuis bien des années à sortir un album grunge sans pour autant paraître dépassé. Annie Hardy pourrait très bien être la nouvelle Kim Deal....Les lives de leur première grande tournée ont d'ailleurs bien impressionné quant à la force, au côté rock dégagé par le groupe et particulièrement par Annie, devenue aux States une vraie idole indie en quelques mois...

De plus il est à noter que la reprise du "Wicked game " de Chris Isaak (en bonus de l'album) est fantastique; un vrai moment de punk-rock-grunge qui prouve justement toutes les possibilités de Giant Drag !!!

Enfin je préciserais juste que l'on peut retrouver Giant Drag sur une compilation intitulée "The Fold - Silverlake lounge compilation " sur laquelle on retrouve de grands noms qui ont tous joué dans le même club de la banlieue de L.A ( the Fold), à savoir BRMC, The Warlocks, Devendra Banhart, Métric ou encore les Polyphonic Spree.

Des ptits lien comme d'hab pour plus d'infos...

site du groupe

vidéo Kevin is gay

vidéo This isn't it

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