Il y a 3 ans je découvrais les Blonde redhead avec leur sublime album de pop lyrique ' Misery is a butterfly', titre qui pourrait être celui du monde dans lequel semblent évoluer la chanteuse Kazu Makino et ses deux amis jumeaux Simone et Amedeo Pace.
Aujourd'hui ils reviennent avec l'album '23' qui, toujours dans cette lignée pop intemporelle et céleste, confirme l'immense talent de ce groupe indé new-yorkais.
Mais revenons un peu en arrière... il me semble important voire primordial de savoir que les blonde redhead se sont rencontrés au début des années 90, qu'ils ont choisi leur nom d'après une chanson du groupe culte no-wave new-yorkais DNA, et que repérés par le batteur des sonic youth ils enregistrent leurs 2 premiers albums "blonde redhead" et "La mia vita violenta" en 94 et 95 sur le label de celui-ci.... Fortement comparés alors à sonic youth, leur musique est faite de disssonnances et d'expérimentations sonores et les 2 albums qui suivront, "fake can be just as good" en 97 et "in an expression of the inexplicable" en 98, confirmeront le côté noisy et underground du groupe.
Cependant, en 2000, les Blonde Redhead vont se détacher de l'influence sonic youth pour mettre en exergue leur aspect pop. Porté par la voix étrange et plus assurée de Kazu Makino et par des riffs hyper mélodiques de guitares ainsi que des rythmes de batteries très marqués, le cinquième album "Melody of certain damaged lemons" est un vrai tournant artistique pour le groupe qui devient alors réellement envoûtant...
L'album "Misery is a butterfly" sort en 2004 sur le label mythique 4AD (Pixies, Breeders, Dead can dance, Cocteau twins, et autres Red house painters...) et confirme l'originalité et le talent d'un groupe qui semble repousser les frontières de notre monde pour mieux nous plonger dans un état semi-commateux entre rêverie et euphorie.
Le nouvel album "23" ne vous décevra pas puisqu'il reprend le chemin du rêve là où notre poétique trio l'avait laissé en 2004, à savoir quelque part au milieu de nul part, au fin fond de contrées imaginaires où les personnages pourraient s'appeler joanna newsom, björk ou sébastien schüller... à rêver sans modération !!!




