Accueil Date de création : 16/02/06 Dernière mise à jour : 02/10/08 15:54 / 196 articles publiés
 

critiques

Nneka ou la rage d'un choc culturel  (critiques) posté le mercredi 25 juin 2008 02:10


 

 

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler aujourd'hui d'un album que l'on pourrait qualifier de 'hip-hop, soul, reggae'. N'étant pas vraiment le style de musique que je préfère j'avoue avoir commencé à écouter "No longer at ease", le second album de Nneka, avec peu d'espoir... et quelle ne fut pas alors ma surprise !!! Les critiques voyait en elle la nouvelle Lauryn hill mais Nneka est bien plus que cela: elle enterre complètement l'ancienne fugees en révolutionnant le style hip-hop.

 

 

Mais revenons un peu en arrière... Née en 1981 à Warri au Nigéria d'un père nigérian et d'une mère allemande, Nneka décide de partir vivre à Hambourg à l'âge de 19 ans afin de poursuivre ses études en anthropologie tout en continuant d'exercer sa passion pour le chant. Passion, le terme n'est d'ailleurs pas vraiment juste, puisque pour Nneka il s'agit de plus que cela: chanter c'est partager, c'est vivre. Elle se dit chanceuse d'avoir ce don et dès les premières paroles de ses chansons on comprend que Nneka met tout ce qu'elle a, toute sa rage, sa douleur dans cette voix que l'on n'est pas près d'oublier...

 

 

 

 

Hambourg donc, Hambourg où elle découvre le style de vie européen qui l'entraine dans un tourbillon de liberté, Hambourg où elle se retrouve loin et donc nostalgique de ses origines, Hambourg où elle rencontre Farhot, Dj de Hip-hop qui va offrir à notre jeune effrontée un rythme sur lequel poser sa voix et expulser tous ses sentiments. Gnarls Barkley se s'étaient pas trompés en la repérant lors de sa première tournée (qui suivit la sortie de son premier EP "The Uncomfortable Truth" en 2005): cette fille est spéciale et son talent sera plus que confirmé par son premier album "Victim of truth" en 2006.

 

 

 

 

Et ce n'était qu'un début... en effet son second album, "No longer at ease", qui vient de sortir est une tuerie. A n'en pas douter le meilleur album hip-hop de ce nouveau siècle. Le premier single "heartbeat" en est un bon exemple: le refrain sur lequel la voix de Nneka semble battre au rythme d'un coeur plus ou moins affolé est tout simplement génial... Mélange de chansons plutôt acoustiques ( le merveilleux Come with me), de chansons où l'ombre de Burial plane en arrière fond (suffri), de rap-hip-hop (Gypsy) qui rappelle le meilleur des Destiny's child, de pur rap (Halfcast) qui n'a rien à envier aux Roots, de reggae (something to say), et de nombreuses chansons inclassables, la musique de Nneka ne vous laissera pas de marbre. "No longer at ease" ne sera pas qu'un excellent disque au Nigéria ou à Hambourg. Nneka a bien fait de choisir une ville portuaire, et sa voix n'a pas ratée le bateau...

 

 

Le lien vers la vidéo de Heartbeat.

 

 

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Misophone et la révolution de Carlisle...  (critiques) posté le lundi 09 juin 2008 02:41


 

 

 

Il était une fois un groupe qui vivait isolé dans un appartement de Carlisle, dans la campagne de Bristol, et qui passait son temps à composer. La légende dit qu'en 5 ans ils sortirent 13 albums auto-produits et qu'ils écrivèrent plus de 500 chansons; qu'ils les donnèrent aux passants de Bristol et qu'un beau jour de 2007 leur 10ième album (la légende ne dit pas pourquoi celui-là précisément) eu le droit se sortir sur un petit label indé suédois Kning disk...

 

La légende pris alors fin et l'histoire, la vraie, put commencer... L'histoire de ce groupe, Misophone, je vais tenter maintenant de vous la conter. Le groupe se compose de S. Herbert multi-instrumentiste de formation classique (qui joue de plus de 20 intruments) et de l'artiste poète touche à tout M.A Welsh qui écrit les paroles et trouve des sons aux origines diverses (banjo, bruits d'animaux, de la ville, de la campagne) et en invente d'autres. Le cocktail produit par Misophone est détonnant, quelque part entre la folk et la pop lo-fi... Ils se disent influencés par Daniel Johnston, M Ward, Bowie, Lou Reed, Captain Beefheart ou Johny Cash et leur premier-10ieme album est aussi riche que la longueur du titre :" Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? It died with them, that's where it went...".

 

Des influences américaines, anglaises et slaves se mélangent subtilement pour former une musique aussi imprévisible qu'insouciante. Entrainés dans un autre monde par de superbes mélodies et de riches instrumentations vous vous retrouverez parfois bercés, d'autres fois rêveurs, ou même dans un état commateux avant de vous réveiller le corps endiablé. "White waves", "Nothing down there but trees" et "Deluded and obscene" vous transporteront en effet dans un autre monde où le temps semble s'être arrêté: on pense ainsi à Beirut, Sparklehorse, Richard Swift ou Belle and sebastian...

 

"You can't break a broken heart" est une reprise parfaite de leur mentor, l'artiste fou Daniel Johnston. "The sea has spoken" s'avère elle être une chanson imprévisible au milieu d'un album imprévisible; quelle originalité, quelle intelligence et quel charme dans l'écriture des Misophone... Entrecoupé d'une chanson de folklore hongrois et de chansons plus modernes l'album s'achève en apesanteur sur "Tired of silly dreams"; la question étant alors de savoir si l'on pourra un jour redescendre...

 

La musique des Misophone n'a donc pas d'équivalent aujourd'hui dans le paysage musical et je n'ai qu'une hâte: découvrir les 488 chansons perdues dans leur grenier...

 

Pour plus d'infos, leur myspace.

 

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Box of secrets  (critiques) posté le mardi 29 avril 2008 14:17

 

Le 22 février 2007 je tombais par hasard sur le myspace des Blood red shoes et je m'empressais d'écrire un article élogieux tant la musique brute et enragée de ce duo de Brighton m'avait séduit...

 

 

 

 

Alors, au moment où je n'écoute que Calvin Harris et les Kills en boucle et que je suis déçu par toutes les autres sorties ( spécialement par les Breeders dont l'album était présenté par les différents critiques comme un énorme album qui marquera le rock..... sérieux ? ces gens là n'écoutaient pas les soeurs Deal dans les 90's, c'est pas possible....) je commençais à me dire que l'année 2008 était bien pauvre en albums qui te mettent une claque....

 

 

Mais heureusement "Box of secrets" le premier album des Blood red shoes tient toutes ses promesses. Steven Ansell au chant et aux percus et Laura-Mary Carter au chant et à la guitare ont su garder la fraicheur et l'énergie des premiers singles pour nous donner un album rock qui renvoie d'un seul coup les Breeders dans leur grenier...

 

En 11 titres et 42 minutes on ne s'ennuie jamais; il n'y a pas une seule faute de goût ou la moindre concession sur cet album. Les Blood red shoes sont jeunes et pleins d'idéaux, ils ne chantent pas pour les majors mais pour eux, pour se faire plaisir... Forts de leur succès scènique ( 200 concerts en un an ) ils nous donnent à écouter une musique qui parfois s'approche du grunge et qui en tout cas ne s'éloigne vraiment jamais d'un rock incisif, concis, porté par la voix brûlante de Laura-Mary et le son brut de Steven. Dans leur façon de chanter on retrouve un équilibre que seul les Kills avant eux avaient su nous faire partager. Brighton est bien l'une des scénes les plus importantes de ce début de siècle !!!!

 

 

Pour plus d'infos sur le groupe voici leur myspace et leur site internet.

 

Et pour ceux qui aiment l'anglais voici une interview du groupe lors de leur passage à Berlin... énorme interview où l'on peut voir que les 2 jeunes en ont un peu marre qu'on les compare aux White stripes...

 

 

 

 

 

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Calvin Harris ou celui qui n'aime pas que les grosses...  (critiques) posté le jeudi 21 février 2008 00:14


 

 

Il vient d'avoir 24 ans, originaire de Dumfries en Ecosse, producteur, chanteur, songwriter, Mesdames et Messieurs veuillez faire un triomphe à Calvin Harris !!!!

 

Après avoir commencé à créer des sons chez lui à l'âge de 15 ans et avoir sorti un mini ep 3 ans plus tard, le jeune homme ne perça pas et fut contraint de quitter Londres pour retourner travailler à Dumfries. De petits boulots en petits boulots le quotidien de Calvin était plutôt mausade... Mais c'était mal connaître le jeune homme que de penser qu'il était fini avant même d'être connu.

 

 

 

 

En effet en ce début d'année Calvin Harris vient de sortir son premier album, intitulé "I created disco" (sorti en 2007 outre manche). Rempli de sons 80's il est surtout rempli de méga tubes... Entre Lcd soundsystem et Mika, Calvin Harris nous sort de la torpeur hivernale. Attention au claquage, car sans échauffement votre corps risque d'avoir du mal à suivre le rythme infernal imposé par le jeune écossais.

 

 

 

De "Merrymaking at my place" à "the girls" en passant par "Acceptable in the 80's" ou "Colours" la magie opère. Un talent indéniable plein de fraicheur allié à l'expérience des moments galères et aux nombreuses nuits solitaires passées à bidouiller des sons sur sa platine, font la richesse et toute l'originalité de la musique de Calvin Harris. Loin de créer un nouveau genre il vient de sublimer la nouvelle vague électro-dance-80's: Mika est déjà rangé au grenier, perdu dans la poussière des stars et du tout commercial...

 

Et en plus d'autres chansons bien différentes, comme "Vegas", ballade disco hallucinante et pleine de drogues, viennent parachever un album qui fera date en cette année 2008.  

 

 

 

 

Je vous mets des liens vers son myspace ainsi que vers son site .

 

A noter que le garçon a beaucoup d'humour et qu'il adore les lunettes, mais pas n'importe lesquelles, pour preuve cette vidéo....

 

 

 

Il faut vraiment écouter "Merrymaking at my place","the girls" et "Acceptablein the 80's" sur youtube; elles ne sont pas en partage, c'est la raison pour laquelle je n'ai pû les mettre dans ce billet....

 

 

 

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Aux armes citoyen Bird !!!  (critiques) posté le jeudi 31 janvier 2008 18:47


 

 

Alors qu'il fut une nouvelle fois l'une des grandes joies de 2007 avec son album "Armchair Apocrypha", Andrew Bird nous revient déjà avec le plus beau trésor de ce mois de janvier...

 

 

 

 

Un EP à la taille monumentale ( 8 chansons, plus de 35 minutes), intitulé "soldier on", sur lequel Andrew nous démontre, s'il en avait encore besoin, toute l'étendue de son talent de songwriter et de compositeur... Mais ici ce qui est encore plus intéressant et qui fait l'originalité de cet EP à mettre entre toutes les mains c'est la pureté des mélodies épurées des 2 reprises du dernier LP. Plasticities trouve ainsi une nouvelle vie dans un remix ambitieux alors que Heretics dévoile son squelette dans une ancienne version. Cette dernière chanson vous apportera plus d'informations sur l'ingéniosité de Mr Bird que n'importe quelle critique...un moment de magie folk infinie...

 

Ajoutez à cela quelques chansons originales et une reprise formidable de Bob dylan et cet Ep devient indispensable à tout fan digne de ce nom... Alors vole, vole Andrew et continue à nous amener avec toi découvrir de nouvelles contrées dont toi seul a les clés....

 

Voici un lien vers 2 des chansons: the lien

 

 

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