Accueil Date de création : 16/02/06 / Dernière mise à jour : 15/07/08 13:46 / 188 articles publiés

Essie Jain  posté le vendredi 18 juillet 2008 00:42


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

 

 

         

 

 

Chanteuse songwriteuse indé née à Londres et vivant maintenant à New-York, Essie jain vient de sortir son premier album "We made this ourselves". Enfin, quand je dis 'vient de sortir' je parle de la sortie européenne car l'album est dans les bacs américains depuis plus d'un an et un deuxième album vient d'ailleurs de sortir outre Atlantique ("the inbetween").

 

Dans la lignée des grandes voix américaines elle est souvent comparée, et ce à juste titre, à la mère du new-folk (celle qui inspire les Devendra Banhart, Cocorosie et autres Joanna Newsom) Vashti Bunyan.

 

A la fois contemporaines et hors du temps, faites de minimalisme et d'harmonies savantes, de tendresse joyeuse et de spleen romantique, les compositions d'essie Jain semblent tout simplement flotter légèrement tel un bateau errant sur le lac de nos songes. A ranger aux côtés de Karen Dalton, Nico, Bonnie Dobson et  autres Sibylle Baier sur votre étagère et à ressortir quand la mélancolie vous envahit...

 

 

Pour plus d'infos, son myspace

et son site internet.

 

 

lien permanent

Un peu tôt pour l'hiver, quoique...  posté le jeudi 17 juillet 2008 20:34


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

 

 

 

Le premier album de Bon Iver vient de sortir et s'intitule "For Emma, forever ago". Sous ce nom de groupe se cache le songwriter de folk indé Justin Vernon.

 

Après l'éclatement de son groupe Deyarmond Edison il décide de s'isoler, de se couper du monde pendant 4 mois dans le Wisconsin, et compose alors dans cette solitude des chansons qu'il sort lui-même en 2007. Le succès étant au rendez-vous, le label indé Jagjaguwar décide de ressortir l'album à une plus grande échelle en 2008. "For Emma, forever ago" devient album du mois en Angleterre pour les magazines MOJO et UNCUT.

 

 

 

 

On pensera bien évidemment à José Gonzales en écoutant cet album; très acoustique et marquée par la voix aérienne et toujours bien posée de Justin, l'ambiance qui ressort est bien celle de la solitude qu'il s'était imposé... c'est l'album d'un homme, seul avec ses souvenirs (marqués par la rupture) et sa guitare. Et le renfort de plusieurs musiciens lors de l'enregistrement ne change rien à cette impression. Un album à écouter seul le soir en hiver: ça tombe bien on s'y croirait vraiment en hiver ces derniers jours...

 

 

 

 

 

Pour plus d'infos, son myspace.

 

ainsi que son concert à emporter, fabuleux.

 

 

lien permanent

Swell is back, tout seul mais si touchant...  posté le mercredi 16 juillet 2008 22:19


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

 

         

 

 

Swell c'est tout d'abord un groupe de rock indé formé à San Francisco en 89 par David Freel (chant, guitare) et Sean Kirkpatrick (batterie). Mélange de punk et de folk le premier album éponyme permit au groupe de faire les premières parties de Mazzy star aux Etats-Unis et surtout de cartonner en Europe. Après plusieurs bons albums le groupe éclata avec le départ de Kirkpatrick, mais Freel continua de sortir des albums plutôt réussis en grande partie grâce à Monte vallier. "For all the beautiful people" en 98 est ainsi souvent considéré comme le meilleur album du groupe. Et puis Freel continua seul et la magie s'effritta... jusqu'au retour de Kirkpatrick en 2003 pour le très bon "Whenever you're ready". Alors quand on apprit que ce dernier était encore parti et que Freel nous ressortait un nouvel album on avait encore un peu peur du résultat...

 

Mais le nouvel album de Swell (et oui même en solo, Freel continue de s'appeler Swell) sorti en 2008 en France et distribué en catimini aux States est plus qu'à la hauteur. "South of the rain and snow" est le meilleur album solo de Freel et sans doute l'un des meilleurs du groupe. Dans un style très épuré (pas de basse, quasiment jamais plus de 3 instruments pour une chanson) le bon vieux Freel se dévoile enfin. Après tant d'années à nous délivrer un rock indé le voilà qui se met à nu avec un folk magnifique. Pleine d'humilité la musique de Swell s'en trouve transcendée; un album qui n'a rien à envier au songwriting de Will Oldham ou à la tristesse mélancolique de Sophia. Un pur moment...

 

 

Pour les paroles des chansons et plus d'explications sur chacune d'entre elles voici the lien.

 

et le lien vers le myspace.

 

 

 

lien permanent

The Shortwave Set  posté le mercredi 16 juillet 2008 01:59


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

Parfois l'été il fait 40 degrés à l'ombre et le soleil tape encore à 20h... CSS, les Whip ou autres MGMT sont alors de sortie sur nos platines pour danser toute la nuit. Et puis parfois l'été est moins chaud et la pluie tape encore sur les fenêtres à 20h... et c'est là qu'il nous faut des albums légers, pas prise de tête, dansants mais pas trop, bref de la bonne vieille pop comme sait très bien en faire les Shortwave Set.

 

 

 

                                 

 

Formé à Londres en 2003, le trio se compose d'Andrew Pettitt (chant, guitare), d'Ulrika Bjorsne (chant, guitare) et de David Farrell (samples, divers). Après un premier album, "The debt collection", acclamé par la critique mais finalement peu vendu, les Shortwave Set ont tourné avec Goldfrapp et Gnarls Barkley. Danger Mouse (le célèbre producteur touche à tout et moitié de Gnarls Barkley) va alors les citer comme son groupe actuel préféré. Quand on sait que Danger a produit les albums des Raconteurs ou des Black keys récemment le compliment est tout de même d'importance.

 

 

 

 

Le deuxième album, sorti en mai 2008 et intitulé "Replica Sun Machine" est une merveille d'efficacité. Canalisée par Danger, l'énergie des Shortwave Set se met au service d'une musique oscillant entre fraiches balades sixties et morceaux plus psyché... La superbe voix de la chanteuse suédoise Ulrika Bjorsne nous transporte dans de doux rêves ; on pense alors à Nico et on se retrouve dans une tout autre période, celle du Velvet. John cale a d'ailleurs collaboré à cet album. Ainsi que Van Dyke Parks qui, lui, a bien entendu débarqué avec ses subtiles arrangements de cordes.

 

Il en ressort donc un album frais, certes pas révolutionnaire, mais qui vous fera passer de bons moments en attendant le soleil.

 

 

 

 

Pour plus d'infos, leur myspace.

 

 

lien permanent

Bande de voyous  posté le mardi 15 juillet 2008 09:51


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

Ruffians en anglais ça veut en gros dire voyous, brutes, brigands, et c'est en écoutant le premier album des Born Ruffians que l'on se dit qu'ils ont bien choisi leur nom.

 

Originaires du Canada les 3 jeunes ont sorti un premier Ep éponyme en 2006. Composé de Luke Lalonde (guitare et chant), Mitch Derosier son cousin (basse) et de Steven Hamelin ( batterie), Born Ruffians a tourné avec Caribou, Peter Bjorn & John ou encore Hot Chip.

 

 

 

 

Après une signature sur le label Warp Records (Maximo Park, Grizzly Bear entre autres) les Born Ruffians sortent donc un premier album en 2008, intitulé " Red, yellow and blue", produit par Rusty Santos, responsable de l'enregistrement et des mix du 5ième album des Animal Collective, "Sung tongs".

 

 

 

 

A l'écoute de cet album ce qui marque c'est le vent de fraicheur, l'hystérie portée par des voix et des instruments qui crépitent de tout feu. On a vraiment l'impression que Born Ruffians a trouvé une nouvelle voie; on croyait la musique à jamais stéréotypée et voila que ces 3 jeunes viennent nous prouver que tout est encore possible, que l'on peut encore sortir des sons nouveaux avec des instruments très basiques. "Red, yellow and blue", donc, est un véritable feu d'artifice, tout part dans tous les sens (et surtout jamais dans le sens attendu), les voix semblent déraper, dérailler sur le sillon de ce disque. Les harmonies des choeurs (qui ne sont pas sans rappeler les meilleurs moments des Clap your hands say yeah ou des Architecture in Helsinki) fusent ça et là, toujours plus surprenantes les unes que les autres, dans un chaos indescriptible. Le ciel est saturé, l'orage gronde, les éclairs se font de plus en plus nombreux, et le tonnerre s'appelle Ruffian...et comme pour une tempête on ne sait jamais où et quand va tomber la foudre; c'est ce qui fait le charme de cet album, l'un des plus inventifs de cette année 2008. Les Born Ruffians ne sont pas cinglés, ils sont juste hystériques.

 

 

 

 

 

Pour plus d'infos, leur myspace

leur site internet


une session ukulélé sur le site lesoir.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lien permanent