Accueil Date de création : 16/02/06 / Dernière mise à jour : 15/07/08 13:46 / 188 articles publiés

Nneka ou la rage d'un choc culturel (critiques) posté le mercredi 25 juin 2008 02:10


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler aujourd'hui d'un album que l'on pourrait qualifier de 'hip-hop, soul, reggae'. N'étant pas vraiment le style de musique que je préfère j'avoue avoir commencé à écouter "No longer at ease", le second album de Nneka, avec peu d'espoir... et quelle ne fut pas alors ma surprise !!! Les critiques voyait en elle la nouvelle Lauryn hill mais Nneka est bien plus que cela: elle enterre complètement l'ancienne fugees en révolutionnant le style hip-hop.

 

 

Mais revenons un peu en arrière... Née en 1981 à Warri au Nigéria d'un père nigérian et d'une mère allemande, Nneka décide de partir vivre à Hambourg à l'âge de 19 ans afin de poursuivre ses études en anthropologie tout en continuant d'exercer sa passion pour le chant. Passion, le terme n'est d'ailleurs pas vraiment juste, puisque pour Nneka il s'agit de plus que cela: chanter c'est partager, c'est vivre. Elle se dit chanceuse d'avoir ce don et dès les premières paroles de ses chansons on comprend que Nneka met tout ce qu'elle a, toute sa rage, sa douleur dans cette voix que l'on n'est pas près d'oublier...

 

 

 

 

Hambourg donc, Hambourg où elle découvre le style de vie européen qui l'entraine dans un tourbillon de liberté, Hambourg où elle se retrouve loin et donc nostalgique de ses origines, Hambourg où elle rencontre Farhot, Dj de Hip-hop qui va offrir à notre jeune effrontée un rythme sur lequel poser sa voix et expulser tous ses sentiments. Gnarls Barkley se s'étaient pas trompés en la repérant lors de sa première tournée (qui suivit la sortie de son premier EP "The Uncomfortable Truth" en 2005): cette fille est spéciale et son talent sera plus que confirmé par son premier album "Victim of truth" en 2006.

 

 

 

 

Et ce n'était qu'un début... en effet son second album, "No longer at ease", qui vient de sortir est une tuerie. A n'en pas douter le meilleur album hip-hop de ce nouveau siècle. Le premier single "heartbeat" en est un bon exemple: le refrain sur lequel la voix de Nneka semble battre au rythme d'un coeur plus ou moins affolé est tout simplement génial... Mélange de chansons plutôt acoustiques ( le merveilleux Come with me), de chansons où l'ombre de Burial plane en arrière fond (suffri), de rap-hip-hop (Gypsy) qui rappelle le meilleur des Destiny's child, de pur rap (Halfcast) qui n'a rien à envier aux Roots, de reggae (something to say), et de nombreuses chansons inclassables, la musique de Nneka ne vous laissera pas de marbre. "No longer at ease" ne sera pas qu'un excellent disque au Nigéria ou à Hambourg. Nneka a bien fait de choisir une ville portuaire, et sa voix n'a pas ratée le bateau...

 

 

Le lien vers la vidéo de Heartbeat.

 

 

lien permanent

Herman düne au ukulélé... (coups de coeur du moment) posté le lundi 09 juin 2008 23:33

Blog de zikzik : indé quand tu nous tiens..., Herman düne au ukulélé...

 

 

Un lien vers une super vidéo d'Herman düne en acoustique... le site fourmille d'ailleurs d'autres vidéos excellentes dans la partie 'ukulele sessions' ...

     

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

le lien qui tue

 

 

lien permanent

Deluded and obscene (des chansons de la balle) posté le lundi 09 juin 2008 02:50


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

Je vous mets aussi en écoute " Delude and obscene", 3ième chanson des Misophone...

lien permanent

Misophone et la révolution de Carlisle... (critiques) posté le lundi 09 juin 2008 02:41


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 

 

Il était une fois un groupe qui vivait isolé dans un appartement de Carlisle, dans la campagne de Bristol, et qui passait son temps à composer. La légende dit qu'en 5 ans ils sortirent 13 albums auto-produits et qu'ils écrivèrent plus de 500 chansons; qu'ils les donnèrent aux passants de Bristol et qu'un beau jour de 2007 leur 10ième album (la légende ne dit pas pourquoi celui-là précisément) eu le droit se sortir sur un petit label indé suédois Kning disk...

 

La légende pris alors fin et l'histoire, la vraie, put commencer... L'histoire de ce groupe, Misophone, je vais tenter maintenant de vous la conter. Le groupe se compose de S. Herbert multi-instrumentiste de formation classique (qui joue de plus de 20 intruments) et de l'artiste poète touche à tout M.A Welsh qui écrit les paroles et trouve des sons aux origines diverses (banjo, bruits d'animaux, de la ville, de la campagne) et en invente d'autres. Le cocktail produit par Misophone est détonnant, quelque part entre la folk et la pop lo-fi... Ils se disent influencés par Daniel Johnston, M Ward, Bowie, Lou Reed, Captain Beefheart ou Johny Cash et leur premier-10ieme album est aussi riche que la longueur du titre :" Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? It died with them, that's where it went...".

 

Des influences américaines, anglaises et slaves se mélangent subtilement pour former une musique aussi imprévisible qu'insouciante. Entrainés dans un autre monde par de superbes mélodies et de riches instrumentations vous vous retrouverez parfois bercés, d'autres fois rêveurs, ou même dans un état commateux avant de vous réveiller le corps endiablé. "White waves", "Nothing down there but trees" et "Deluded and obscene" vous transporteront en effet dans un autre monde où le temps semble s'être arrêté: on pense ainsi à Beirut, Sparklehorse, Richard Swift ou Belle and sebastian...

 

"You can't break a broken heart" est une reprise parfaite de leur mentor, l'artiste fou Daniel Johnston. "The sea has spoken" s'avère elle être une chanson imprévisible au milieu d'un album imprévisible; quelle originalité, quelle intelligence et quel charme dans l'écriture des Misophone... Entrecoupé d'une chanson de folklore hongrois et de chansons plus modernes l'album s'achève en apesanteur sur "Tired of silly dreams"; la question étant alors de savoir si l'on pourra un jour redescendre...

 

La musique des Misophone n'a donc pas d'équivalent aujourd'hui dans le paysage musical et je n'ai qu'une hâte: découvrir les 488 chansons perdues dans leur grenier...

 

Pour plus d'infos, leur myspace.

 

lien permanent

En Mai fais ce qu'il te plait... (des chansons de la balle) posté le mardi 13 mai 2008 18:22

Blog de zikzik : indé quand tu nous tiens..., En Mai fais ce qu'il te plait...

 

 

Et surtout fais le en musique !!!!!

 

Voila le retour de la playlist, fortement influencée par le cd inrocks "un printemps 2008 vol. 2".

 

 

lien permanent