Exsonvaldes posté le mercredi 01 mars 2006 01:00
photo Brian Jonestown Massacre posté le lundi 27 février 2006 01:03
The Brian Jonestown massacre (coups de coeur du moment) posté le lundi 27 février 2006 00:46
Juste un petit coup de coeur pour dire que le film-documentaire dig! sur les groupes dandy warhols et BJM est énorme !!!!
A ne pas rater....
Ainsi que le site des brian jonestown massacre sur lequel il est possible de télécharger gratuitement et très rapidement ( à peu près 5 minutes par album) tous les albums du groupe, ainsi que des lives, des tonnes de bonus, d'autres groupes.....
c'est une mine d'or !!!!
voilà le lien : http://www.brianjonestownmassacre.com/
Le film permet de se rendre compte de la folie talentueuse du leader des BJM, et les albums sont énormes.....pour beaucoup ce sont d'ailleurs le Velvet des années 90....
Sébastien Schüller (critiques) posté le samedi 25 février 2006 16:21
Automne 2002, l'hiver arrive et avec lui sa vague de froid, mais pourtant un tube va venir réchauffer le climat. Ce tube c'est 'Weeping willow', révélation mélancolique, meilleure chanson de l'année pour magic, et malgré ce titre il ne s'agit pas d'un nouveau groupe anglais...et non il s'agit bien d'un ptit gars bien de chez nous !!!
En effet Sébastien Schüller, trentenaire originaire des Yvelines (tout comme Air), est sans doute l'un des plus doué de sa génération même s'il n'est pas encore connu du grand public. Percussionniste de formation classique, il va au fil des ans se transformer en multi-instrumentiste. En effet Sébastien Schüller appartient à cette nouvelle génération, celle qui passe son temps chez elle à jouer de tous les instruments et à s'enregistrer dans sa chambre. La génération 'home studio' diront certains...
Ce qui est sûr c'est que Sébastien Schüller se dit fortement influencé par le son des années 70 et des artistes comme les Beatles, Brian Wilson des Beach Boys, Radiohead ou Portishead. Il a également beaucoup d'affinités avec un autre français, Syd matters.
On pourrait alors qualifier la musique de Sébastien Schüller de pop vacillant entre acoustique et électro. Les textes (souvent en anglais) sont ici secondaires, voire parfois inexistants, afin de mieux mettre en avant la mélodie. L'artiste donne plus à voir qu'à entendre finalement. Lui-même se dit plus influencé par le cinéma que par certains groupes: " Twin Peaks a eu un impact considérable, Dead Man de Jarmush avec la musique de Neil Young aussi...". Il est d'ailleurs à noter qu'il vient juste de terminer la musique du film 'Un jour d'été' qui est sélectionné au festival du film de Rotterdam, pas étonnant tant sa musique semble empreinte de rêves mélancoliques...
Mais je m'égare...je voulais en effet vous parler de son premier album 'Happiness'. Sorti en février 2005, il sera tout de suite album du mois dans magic, puis pour beaucoup album de l'année devant des groupes comme Arcade fire, Gorillaz, Bloc party ou autres Franz Ferdinand.... Cet album est en effet génial !!! Vacillant continuellement entre poésie, rêve et mélancolie, bien aidé par la voix éthérée de l'artiste, on finit son écoute par la sensation d'avoir partagé un moment irréel avec son auteur.
La première chanson '1978' est une instru qui permet de plonger dans le monde de Sébastien Schüller. S'en suit le tube précurseur de l'album 'Weeping willow', magique. Puis le 'Sleeping song' n'a rien à envier aux mélodies électro des Notwist.
Notre voyage merveilleux au pays des rêves de Sébastien Schüller se poursuit jusqu'à une nouvelle instru 'Where we had never gone', simple pause ou relance mélodique ? à vous de voir...
Puis l'album enchaine sur le somptueux 'Tears coming home', où la voix de l'artiste reprend son rôle, celui d'un instrument qui participe à l'équilibre fragile de l'édifice mélodique.
La chanson suivante 'Edward's hand' est un hommage à Tim Burton et nous ouvre les yeux : "comment ne l'avais-je pas pensé plus tôt ? mais oui biensûr c'est ça quelle ressemblance ! deux mondes différents mais pourtant si proches...".
'Donkey boy' pourrait avoir figuré sur 'ok computer', tout comme 'Alone you walk' qui met en avant une touche acoustique intéressante et de bon augure pour les concerts !!!
L'album se termine sur une instru électro, clin d'oeil à l'ouverture de l'album...
En conclusion je dirais que cet album est vraiment particulier car il est celui d'un homme qui nous fait partager, ou en tout cas nous ouvre une fenêtre sur son monde intérieur. J'ai vraiment hâte au prochain album; peut-être aura t'on le droit de regarder par la porte-fenêtre...
ps: pour les bretons, Sébastien Schüller sera en concert au Coatélan ( petite salle à coté de morlaix) le 18 mars ( mais je n'aurais peut-être pas dû dire ça vu le nombre de places disponibles....).
Howie Beck (critiques) posté le mercredi 22 février 2006 19:04
Vous étiez un fan inconsidéré d'Elliott Smith et vous ne vous êtes toujours pas remis de sa mort ? Et bien réjouissez vous, il fait son retour !!!! Bon il a un peu changé de style et surtout de nom mais on n'en est pas loin...vous l'avez compris je vais donc vous parler du dernier album de Howie Beck.
Alors tout d'abord qui est Howie Beck ? La réponse est: un brilliant songwriter de Toronto. Au départ batteur, Howie a commencé la guitare seul dans sa chambre et...n'en est jamais sorti.
En effet en 1997 il sort sur son propre label 13 Clouds son premier album ' Pop and crash'. Cependant il faut attendre 1999 avec un second album intitulé 'Hollow' pour que le monde se rende compte de l'existence d'Howie. Un album de pop intimiste qui va cartonner au Canada avant de voir le jour en Europe 2 ans plus tard. A mi-chemin entre Elliott Smith et Nick Drake, Howie nous donne à partager ses moments de solitude mélancolique.
Les chansons d'Howie Beck passent alors sur les radios ou dans des séries comme Buffy. Le jeune homme fait même les premières parties de groupes plus connus tels Interpol, Ed Harcourt, Josh Rouse ou Stereophonics.
Cependant il sera très marqué par le 11 septembre ( le patron de son nouveau label se suicide ) et se demandera alors si sa musique très personnelle a un sens alors que le monde l'environnant semble s'effondrer... C'est pourquoi il mettra 5 ans avant de sortir son nouvel album éponyme.
Celui-ci est comme à son habitude enregistré dans la chambre de l'artiste sur cassettes dans un premier temps; ce qui permet d'avoir un son beaucoup plus chaud.
On peut également mentionner que des invités sont présents sur ce dernier album: Feist (sur I need light), Ed Harcourt ( don't be afraid) ou encore Matthew Caws de Nada Surf.
Après cette petite présentation pour avoir le contexte en tête, passons à l'écoute de cet album.
La première chanson 'Alice' nous plonge immédiatement dans une atmosphère acoustique. La très belle voix de Howie se pose naturellement sur la mélodie qui petit à petit reste en tête...l'effet Beck est en route....
Puis on enchaine sur le single 'Sometimes', assez surprenant car beaucoup plus rythmé, avec plus d'effets. Mais la voix apaisante de Howie est toujours là pour ne pas laisser les choses s'embaler.
Puis les chansons calmes s'enchainent jusqu'à ce très bon 'Don't be afraid' sur lequel la voix de Ed Harcourt rajoute un peu de vie...
'The books beside her bed' vous rappellera à ne pas manquer Elliott.
Sur le très bon 'We waited' c'est le fantôme des Byrds qui semble planer.
La dernière surprise de l'album est la présence quasi inapercue de Feist sur 'I need light'...si si je vous jure, écoutez bien les refrains....
Bon voilà en résumé, vous l'aurez compris, cet album est un très bon recueil de chansons pop acoustiques façon songwriter dépressif et ce n'est donc pas le disque qui vous fera danser jusqu'à pas d'heure....par contre si vous cherchez un moment de détente tout posé et ben là y'a pas photo, ce disque fera plus que l'affaire !!!



