Accueil Date de création : 16/02/06 Dernière mise à jour : 02/10/08 15:54 / 196 articles publiés
 

Misophone et la révolution de Carlisle...  (critiques) posté le lundi 09 juin 2008 02:41

misophone


 

 

 

Il était une fois un groupe qui vivait isolé dans un appartement de Carlisle, dans la campagne de Bristol, et qui passait son temps à composer. La légende dit qu'en 5 ans ils sortirent 13 albums auto-produits et qu'ils écrivèrent plus de 500 chansons; qu'ils les donnèrent aux passants de Bristol et qu'un beau jour de 2007 leur 10ième album (la légende ne dit pas pourquoi celui-là précisément) eu le droit se sortir sur un petit label indé suédois Kning disk...

 

La légende pris alors fin et l'histoire, la vraie, put commencer... L'histoire de ce groupe, Misophone, je vais tenter maintenant de vous la conter. Le groupe se compose de S. Herbert multi-instrumentiste de formation classique (qui joue de plus de 20 intruments) et de l'artiste poète touche à tout M.A Welsh qui écrit les paroles et trouve des sons aux origines diverses (banjo, bruits d'animaux, de la ville, de la campagne) et en invente d'autres. Le cocktail produit par Misophone est détonnant, quelque part entre la folk et la pop lo-fi... Ils se disent influencés par Daniel Johnston, M Ward, Bowie, Lou Reed, Captain Beefheart ou Johny Cash et leur premier-10ieme album est aussi riche que la longueur du titre :" Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? It died with them, that's where it went...".

 

Des influences américaines, anglaises et slaves se mélangent subtilement pour former une musique aussi imprévisible qu'insouciante. Entrainés dans un autre monde par de superbes mélodies et de riches instrumentations vous vous retrouverez parfois bercés, d'autres fois rêveurs, ou même dans un état commateux avant de vous réveiller le corps endiablé. "White waves", "Nothing down there but trees" et "Deluded and obscene" vous transporteront en effet dans un autre monde où le temps semble s'être arrêté: on pense ainsi à Beirut, Sparklehorse, Richard Swift ou Belle and sebastian...

 

"You can't break a broken heart" est une reprise parfaite de leur mentor, l'artiste fou Daniel Johnston. "The sea has spoken" s'avère elle être une chanson imprévisible au milieu d'un album imprévisible; quelle originalité, quelle intelligence et quel charme dans l'écriture des Misophone... Entrecoupé d'une chanson de folklore hongrois et de chansons plus modernes l'album s'achève en apesanteur sur "Tired of silly dreams"; la question étant alors de savoir si l'on pourra un jour redescendre...

 

La musique des Misophone n'a donc pas d'équivalent aujourd'hui dans le paysage musical et je n'ai qu'une hâte: découvrir les 488 chansons perdues dans leur grenier...

 

Pour plus d'infos, leur myspace.

 

Déposez un commentaire !

Mieux vous connaître (facultatif) :

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.103.63.60) pour vous identifier.

Aucun commentaire pour l'article:
Misophone et la révolution de Carlisle...